La claque du retour

Il y a un an jour pour jour nous nous envolions vers la Nouvelle-Zélande … la plus belle décision de notre vie !! On profite de cette date symbolique pour reprendre un peu d’activité sur le blog et vous parler d’une grande étape du voyage … le retour en France.

Au total nous avons passé 9 mois à l’étranger dont 1 mois et demi en Australie et 2 semaines et demi à Bali. Une expérience INCROYABLE !! La meilleure décision qu’on ai pu prendre !

 

Le retour en France

Le retour c’est un mélange d’excitation et d’inquiétude. En ce qui nous concerne, on sautait littéralement de joie : on allait retrouver notre famille, nos amis, faire la fête … Mais il y a quand même ces petits retours à la réalité qui commencent à vous faire douter …

A peine sortis de l’avion on a ainsi entendu une fille qui appelait sa famille pour se plaindre de son retour et des français qui se plaignaient tout le temps … En attendant nos bagages un monsieur de la sécurité m’a rappelé de surveiller mes affaires et de cacher mon téléphone (que j’avais pris l’habitude de mettre depuis 9 mois dans la poche en filet de mon sac à dos). En voulant monter dans le bus on c’est fait bousculer par la moitié des autres passagers qui voulaient tous monter en premier. Dans le bus adieu le « Hi guy, how are you today? » et bonjour à l’ignorance la plus totale. A la sortie du bus on avait oublié que les gens veulent monter avant que toi, tu sortes …

BREF #welcomeback !

Mis à part ces petits détails qui nous déroutaient un peu, on était très impatients de retrouver notre famille, nos amis et surtout de nous acheter ce fameux morceau de camembert et cette fameuse baguette de pain … Quel bonheur !

 

L’excitation des premier jours

En ce qui nous concerne on avait décidé de faire la surprise à la famille de Guillaume (oui fallait bien qu’un côté de la famille soit au courant pour venir nous chercher à la gare) et à nos meilleurs amis périgourdins. Effet plus que réussi, surtout si on prend en compte qu’en 9 mois les cheveux de Guillaume ont bien eu le temps de repousser … son père ne l’a même pas reconnu ! On a donc passé 2 jours cachés à éviter nos amis jusqu’au fameux soir des retrouvailles !

Les premiers jours alternent donc des moments ou vous passez votre temps à faire la fête et des moments ou vous profitez pleinement de votre intimité retrouvée … Et oui on a pas abordé ce sujet mais rentrer à un avantage non négligeable : retrouver un VRAI chez soi avec un lit qui n’appartient qu’à soi, une salle de bain rien qu’à soi, une garde robe avec des vrais habits pas abimés, une palette de maquillage, des crèmes et des parfums en tout genre … Bref on se sent revivre ! #girlpower

Autant vous dire que les premiers jours vous ne pensez à rien … vous PROFITEZ !

 

Les semaines qui suivent : une GROSSE CLAQUE

Une fois passé l’excitation des retrouvailles, il va falloir à nouveau « rentrer dans le cadre » et passer toutes les démarches administratives si chères à la France : inscription à pôle emploi, envoie des premiers CV, … C’est la période ou ta famille va te poser la fameuse question : « et maintenant qu’est-ce-que tu vas faire ? » C’est la période où tu voudrais parler encore et encore de tout ce que tu as vécu pendant ces 9 mois mais que tes amis se sont déjà contentés des 10 minutes d’explications. Celle où tu te fais cette fameuse réflexion : rien n’a changé.

Durant cette période on se sent totalement incompris, on est perdu. On voudrait parler de ce sentiment mais personne ne nous comprend. Nos amis nous martèlent que c’est une « expérience magnifique », qu’ils ont l’impression qu’on est jamais parti, que notre départ était hier, notre famille s’inquiète … Et nous on a l’impression d’avoir vécu des milliards de choses, de pas avoir pu en retranscrire la moitié et de stagner …

Le pire c’est que les journées peuvent être longues … On vous parle de ça alors qu’on l’a vécu uniquement pendant 3 jours ! En effet, 3 jours nous ont suffit pour nous dire qu’il fallait qu’on fasse quelque chose, on en a donc profité pour mettre nos expériences de Helpx en oeuvre et on a décidé de retaper la maison de la mère de Sophie … prés d’un mois de travaux en passant nos matinées à nous reposer ou à établir nos futurs projets et nos après-midi à travailler.

Nous avons eu la chance de ne pas passer par la phase ou votre cerveau entre en ébullition face aux milliards de questions du retour (Qu’ai-je envie de faire ? Vais-je repartir ? Ai-je les moyens ? …). En effet, nous avions anticipé notre retour en prenant une grande décision : OUI nous allons rentrer en France et ne pas repartir (dans l’immédiat) pour pouvoir profiter de notre famille mais NON nous ne choisirons pas un job alimentaire, la seule condition pour que nous restions c’est de faire quelque chose QUI NOUS PLAIT. Nous avions donc déjà envoyé quelques rares CV aux offres qui pourraient nous correspondre. Sophie a ainsi rapidement trouvé un travail et Guillaume c’est lancé dans le montage de son propre projet.

La nostalgie

Vous pourriez vous dire, ah c’est fini vous avez trouver un travail, une occupation et repris le cours de votre vie rapidement. Et pourtant vient une phase non négligeable : celle de la nostalgie. Cette phase a été la plus dure à repérer et c’est pour cela qu’on est inactif depuis prés 3 mois sur ce blog …

Même si on se trouve un objectif il y a une période où regarder ses photos provoque une profonde tristesse, un manque des familles rencontrées, une impression d’être retombé dans un quotidien, de métro/boulot/dodo, de ne plus apprendre, une impression de stagner, une immense envie de repartir … LA ROUTINE voilà on le lâche ce mot maudit !

Un jour ce sentiment s’échappe, on se fait une raison. On se dit que dans tous les cas, on ne serait pas repartis au même endroit et que si on est revenu c’est pour développer d’autres projets.

 

Une nouvelle aventure, de nouveaux défis

Aujourd’hui on a repris une vie à 300 à l’heure. On a l’impression d’être constamment débordé, on a pleins d’idées, d’envies et pas assez de temps pour les réaliser. On travaille la semaine et on a parfois l’impression d’être retourné dans notre routine. Mais la vraie différence, c’est qu’aujourd’hui on sait exactement ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas, on a pris du poil de la bête, on ose exprimer nos avis, nos idées, on a plus peur du jugement. On vis à 300 kilomètres l’un de l’autre alors même si on passe des semaines intenses, on profite de tous nos week-end pour découvrir ou redécouvrir notre pays. On planifie des vacances, on économise pour de plus gros projets et même si notre désir de partir est toujours aussi important, on aime ce qu’on fait au quotidien et surtout … on est heureux !

Nos conseils :

  • Profitez à fond de votre retour, ce sont des moments qui passent très vite
  • N’hésitez pas à vous poser les bonnes questions : est-ce que j’ai envie de repartir ? Où ? Est-ce que j’en ai les moyens ? Est-ce que je veux travailler et dans ce cas dans qu’est-ce-que je veux faire ?
  • et puis … on a qu’une vie alors … FAITES CE QU’IL VOUS PLAIT !! 

4 Responses to “La claque du retour

  • Pascal Roche
    2 semaines ago

    Très jolie témoignage !!!
    Pascal

  • C’est un très très bel article qui retranscrit vraiment toutes mes appréhensions ahahah. Et pourtant, ça fait 10 mois que l’on est là, et il nous en reste encore six.. J’ai le droit de dire qu’il ne nous tarde pas le retour ? Et ces cent mille questions qui me saoulent d’avance ?
    En tout cas, le principal c’est que vous soyez heureux et je vous le souhaite ! :). A dans quelques mois !

    • On te comprend parfaitement ! Le retour n’est pas une étape facile mais je suis sûre que vous repartirez avec de nouvelles idées de destinations à découvrir, quoi qu’il en soit il faut prendre le temps de définir ce qui va vraiment vous épanouir et une fois trouvé tout route comme sur des roulettes ! On espère vous revoir dans quelques mois 😉

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